En quart de finale de l’UEFA EURO 2008™, les
joueurs russes ont eu raison de l’armada néerlandaise dont les couleurs
ne viendront plus égayer les travers des stades suisses et autrichiens.
Lève-tôt
Aujourd'hui,
les premiers supporteurs néerlandais fleurissaient très tôt dans les
rues de Bâle puisqu’ils avaient sorti leurs cornes de brume dès 8h30.
Coiffés de fromages géants, vêtus de maillot, t-shirt ou salopettes
orange, et tulipes à la main, les supporteurs bataves continuaient à
assurer leur présence dans cette compétition. Après Berne où les
Néerlandais ont obtenu leurs trois victoires en matches de groupes,
face à l’Italie (3-0), la France (4-1) et la Roumanie (2-0), les Oranje
se déplaçaient cette fois à Bâle pour leur quart de finale face à la
Russie.
Les Russes timides
En revanche, il
fallait s’accrocher pour trouver des fidèles russes. C'était au stade
bien sûr qu’ils s’étaient donné rendez-vous. Si les Hollandais étaient
vêtus de orange, les Russes, eux, brandissaient tous le drapeau de leur
pays, étrangement similaire à celui des Néerlandais. Mais les bons
trois quarts du stade étaient dévoués à la cause néerlandaise.
Support inconditionnel
Les
supporteurs de l’équipe de Marco van Basten, qui n’a plus gagné un
Championnat d’Europe de l’UEFA depuis 1988, se montraient confiants
avant la rencontre. "Ce sera un festival de buts car les deux équipes
aiment attaquer. Je vois un 3-2 pour la Hollande", rassure Fedor, un
fan d’Amsterdam interrogé au hasard de la foule orange aux abords du
stade.
Petit mais costaud
Malgré leur petit
nombre, les Russes se cassaient la voix tout au long de la rencontre.
Un groupe d’une cinquantaine de supporteurs avaient même retiré leur
maillot pour mieux apprécier la vague de chaleur qui s’est abattue sur
la Suisse ces deux derniers jours. Séparés par un pan de stade orange,
les groupes de supporteurs russes se répondaient par chants interposés.
Inutile de décrire la liesse qui suivait l’ouverture du score de Roman
Pavlyuchenko.
A la prochaine
Abasourdis, les
supporteurs néerlandais finissaient par retrouver de l’entrain pour
pousser leur équipe mais le résultat ne les y encourageait pas. Jusqu’à
l’égalisation de Ruud van Nistelrooy bien entendu. Puis Andrei Arshavin
et Dmitri Torbinski les réduisaient au silence, jusqu’à la prochaine
grande compétition. Quel dommage de perdre des supporteurs si festifs.
Mais l’UEFA EURO 2008™ récupère, pour les demi-finales, un kop cuit à
point pour retrouver sa gloire d’antan, du temps de l’Union Soviétique.