Si France et Roumanie se sont séparées sur un
score nul et vierge lors du premier match du Groupe C de l’UEFA EURO
2008™, le match des gradins a été largement gagné par les Roumains,
plus nombreux et plus bruyants que les Bleus venus de tous les horizons
pour encourager les leurs.
Les Roumains présents
Déjà,
sur le chemin du centre-ville au stade, les supporteurs roumains
avaient investi la ligne 3 du petit tram zurichois, munis de
trompettes, drapeaux et maillots. Au stade, pratiquement une heure
avant le coup d’envoi, la tribune réservée aux Roumains était déjà tout
de jaune vêtue et vibrait au son des "Roumanie ! Roumanie !". Dès lors
que les joueurs roumains sont entrés sur la pelouse du Letzigrund pour
l’échauffement, on sentait le public roumain derrière son équipe.
Trix et Flix de la partie
Avec
le soleil invité à la fête, et une bonne vingtaine de degrés, les
mascottes de la compétition Trix et Flix se sont données avant le coup
d'envoi. La musique fut toutefois très vite remplacée par les chants
des supporteurs des deux camps, mais en majorité des Tricolorii.
Respect
L’UEFA
a décidé d’organiser ce Championnat d'Europe de l’UEFA 2008 sous le
signe du respect. Et c’est dans cet esprit que les hymnes
retentissaient dans le petit stade de Zurich de 30 000 places. Les
Roumains applaudissaient la Marseillaise. Toutefois, pas de cadeau dès
le coup d’envoi puisque les sifflets pleuvaient dès qu’un Bleu touchait
le ballon et le virage Nord s’enflammait à chaque tir d’Adrian Mutu ou
de Daniel Niculae, le premier ovationné à son entrée.
Rencontre morose
Les
supporteurs français semblaient avoir besoin de carburant pour
s’enflammer, en l’occurrence de belles actions françaises. Celles-ci
étant pratiquement inexistantes, c’était les supporteurs roumains qui
en profitaient le plus. Surtout qu'ils sentaient bien que leur équipe
pouvait réaliser quelque chose sur le terrain au vu de la passivité
française.
Mission accomplie
Au final, les
supporteurs roumains repartent avec le sentiment de travail accompli.
Un nul contre les vice-champions du monde et les espoirs de
qualification pour les quarts sont permis pour les hommes de Victor
Piţurcă. Les applaudissements des jaunes contrastaient avec les
sifflets des supporteurs tricolores réservés aux joueurs français.